Chutney de coings au balsamique, gingembre et tandoori

Je ne sais pas vous, mais l’automne a toujours été ma saison préférée. Vous allez me répondre « on s’en fout », « y’a tromperie sur le titre, on veut du chutney ! ». Ne soyez pas aussi impatient, j’ai quelques infos à vous donner d’abord.

Où en étais-je ?

Oui. Voilà que l’automne s’installe et nous apporte ces jolis fruits et légumes de saison. Et j’insiste, de saison ! Vous trouverez (bientôt !) de quoi approfondir ici et ici (oui, mais là c’est pas encore cliquable, y’aura un edit, oui oui).

J’ai eu la chance de me voir proposer une cagette pleine des premiers coings de la saison, ça ne se refuse pas ! J’adore les coings, en gelée et surtout en pâte, un vrai régal … malheureusement je n’ai ni la patience ni la dextérité de ma grand-mère pour les magnifier ainsi, alors, oui, le chutney me semblait une bonne alternative !

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Le résultat, version cat-photobomb ^^

Petit disclaimer pour les puristes du chutney (qui bien sûr, l’appellent « chatni », voire le prononce en hindi … ), bref à tous ceux qui auraient envie de claquer un « oui, mais il est pas histo ton chatni » : oui, je sais, je vous propose une recette sans piment, car mon palais ne le supporte pas. Deal with it.

 

Les ingrédients

  • 5 à 6 coings
  • 400 gr de sucre (cassonade pour cette recette, mais vous pouvez tester avec le sucre de votre choix / vous pouvez allez jusqu’à 700 gr de sucre, ma version étant l’option « sucre minimum)
  • 20 cl de vinaigre balsamique
  • 20 cl d’eau
  • 2 cuillères à soupe de gingembre en poudre
  • 1 cuillère à soupe d’épices tandoori

Le matériel

  • un économe / couteau : peler et découper les coings
  • une grande marmite et sa cuillère en bois : ça va touiller sec !
  • une louche, un entonnoir (optionnel mais recommandé si vous avez tendance à en mettre partout) et des pots pour le stockage

How to

C’est une recette assez simple, je vous la découpe en 5 étapes pour pouvoir bien la détailler … à vos coings, prêts ? Go go go !

Etape 1 : peler et découper

IMG_20151004_154137Cette étape n’a l’air de rien et vous allez me dire « nan mais sans dec’ ? Faut découper les coings ? Elle nous prendrait pas pour des faisans ? ».

Oui et non mes braves amis ! Donc un petit avertissement avant de vous lancer dans cette recette « facile » car nous sommes ici à l’étape la plus pénible : préparer les coings. C’est un fruit super chiant très dur à peler et encore plus à découper. J’étais partie, la fleur au fusil, pour peler et découper l’intégralité de la cagette et on s’est arrêté ….. au bout de 6 coings. Et je dis bien « on » parce que dès le premier fruit, j’ai appelé les renfoIMG_20151004_154538rts. Vous voilà prévenus !

Donc : on pèle les coings, on enlève le coeur et / ou les parties un peu gâtées. On coupe en morceau grossier en évitant qu’ils soient trop gros.

La couleur va vite tourner de « pomme » à « patate douce », mais nous vous inquiétez pas, tout va bien 🙂 Je vous déconseille de les citronner, d’une part parce qu’on est parti pour les cuire et pas les manger en salade, mais surtout, au delà de quelconques aspects esthétiques, il s’agit d’une recette avec du vinaigre balsamique, ça serait dommage de renommer la recette en « chutney spécial ulcère ». Bref, vous m’avez comprise.

Etape 2 : préparer le bouillon

** Je me sers d’une vieille cocotte minute sans couvercle mais vous être libres d’utiliser le matériel qui vous conviendra le mieux. Sachez simplement qu’une casserole risque d’être trop limite en place au vu des proportions **

On mélange dans la marmite : 20 cl de vinaigre balsamique et 20 cl d’eau (toujours pour des questions d’acidité, 40 cl de vinaigre me semble vraiment au-delà du raisonnable, et pourtant j’aime le vinaigre !).

Ajoutez-y le sucre et les épices.

Portez à ébullition à feu doux (ceci a son importance, voir étape 4) et attendre 5 minutes.

Etape 3 : cuisson

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Une fois les 5 minutes écoulées, hop, on plonge gentiment les coings dans le bouillon et ensuite on laisse cuire …. 50 minutes.

Alors, que l’on soit bien d’accord, quand je dis « on laisse cuire », c’est pas le moment non plus de partir prendre sa douche ou allez faire ses courses. Pensez à remuez régulièrement, à surveiller que rien n’accroche, bref, que tout se passe bien.
Dans la même série « les petits conseils qui ne payent pas de mine » : pensez à ouvrir votre fenêtre, le combo balsamique + épices + chaleur mérite sa petite aération 😉

 

 Etape 4 : finish her !

Au bout des 50 minutes de cuisson que vous aurez amoureusement surveillées, vous devez vous retrouver avec des coings moelleux et un bouillon encore liquide. Si lors de la cuisson, le bouillon s’est peu à peu transformer en confiture, c’est que la cuisson  était bien trop forte (d’où la grande importance du « feu doux » et de bien lire une recette en entier AVANT de la commencer ^^).

Donc, on arrive à l’étape finale, passez votre thermostat au maximum, prenez votre cuillère en bois en main, ça va touiller !

Vous allez constater que le tout se « saisi » pour peu à peu prendre une texture de confiture. Touillez allègrement pendant ces 10 minutes pour rien n’accroche ni ne brûle !

Etape 5 : la mise en pot

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Votre cuisson terminée, on enlève la marmite du feu et on sort une louche : c’est la phase finale, on transvase notre précieuse mixture dans des pots.

En ce qui me concerne, j’ai utilisé 3 pots de confiture « Le Parfait » de 385 ml mais selon comme cela réduit, partez plutôt pour 2 pots de cette contenance bien remplis (qui seront stérilisés et que vous pourrez conserver plusieurs mois), et le reste pour une consommation immédiate.

Pour ce qui est de la mise en pot, je vous renvoie à cet article : [Conservation] Pot de confiture, bouteille, bocaux : comment je fais ? (article en préparation)

 

Avec quoi le manger ?

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Le chutney s’utilise par petite touche car, si il provoque des explosions délicieuses en bouche, il peut être écoeurant à haute dose. Encore une fois, ce n’est qu’un avis personnel. Il s’agit finalement d’une confiture, sucrée donc, mais également acidulée et épicée.

Je trouve que le chutney fait des merveilles en toast, accompagné de chèvre ou de fromage blanc crémeux (ici du cottage cheese). Je n’ai pas d’alternative vegan à vous proposer car je n’en ai pas testé mais ne vous gênez pas pour en proposer en commentaires!

Etant végétarienne, je n’ai pas non plus testé les alternatives carnées, il serait délicieux avec du foie-gras ou en accompagnement de viandes.

Bref, vous l’aurez compris, le chutney est un passe-partout gastronomique, qui a le don d’unir les amoureux des saveurs relevées et différentes 🙂 J’espère que cette recette vous aura plu, n’hésitez pas à faire vos retours en commentaires !

 

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Tartine pain des Fleurs sarrasin / cottage cheese  / chutney
pour accompagner une belle salade

 

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Tofu Sauvage

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