Insolente Veggie, une végétalienne très très méchante ?

Aujourd’hui, miracle de l’Internet, j’ai **ENFIN** vécu une rencontre IRL avec la blogueuse BD Insolente Veggie. J’aurai vraiment aimé que ça soit à la Veggie Pride de cette année, sur son stand, en mode dédicace de livre, mais non, il s’agissait d’une IRL beaucoup plus intimiste : j’ai enfin son livre entre mes petites mains fébriles, Insolente Veggie, une végétalienne très très méchante.

[comme je suis du genre bien productive, je me suis dis « tiens, cet article en brouillon depuis 5 mois, et si tu le finissais ? » #FlashGordonDeLaReview et tout quoi 😀  ]

Couverture IV

  Un livre qu’il est bien 🙂

Mais c’est qui, IV ?

10151407_625097627560702_7107750703979748260_nInsolente Veggie, ou IV pour les intimes, c’est Rosa B., une dessinatrice. Entre nous, c’est plutôt sympa, Rozabé, ça change de Yves. Bon, donc, IV est drôle. Elle. Très. Promis, j’éviterai les blagues de ce niveau par la suite.

Elle est hyper connue dans la blogosphère VG pour ses dessins engagés et drôles, mais aussi de l’union internationale des trolls relous. Petite parenthèse j’ai jamais compris cette envie irrépressible de dire à un végéta*ien « bah moi j’vais manger un gros steack, et PAF » et autres phrases sans aucun intérêt. Si y’avait un numéro zéro de l’argumentation, tu serais 50 étages plus bas quoi … C’est comme si je me pointais devant une boucherie en brandissant un brocoli en gueulant « ahAAAAH ! ça t’l’a coupe hein mon p’tit bonhomme !! ». Le degré zéro de l’argumentation donc. Et j’ai pas employé le mot « dialogue » à dessein. Fin de la parenthèse.

Quand j’ai pris la décision de devenir végétarienne, j’ai assimilé des TAS d’informations, jusqu’à la nausée, jusqu’aux pleurs. C’est le parcours classique, je pense, pour toute personne qui commence à se rendre compte réellement du monde tel qu’il est, tel qu’il nous ai vendu surtout. Enfin, ce n’est pas un article sur ce sujet.

J’ai pris cette décision en 2007. Je ne sais plus vraiment « quand » j’ai croisé les dessins et les mots d’IV sur Internet, ce que je sais pertinemment, c’est ma réaction quand je l’ai découverte. Ou plutôt mes réactions : ce « ah mais oui, mais CARREMENT meuf ! » (je me permets beaucoup de familiarité dans ma p’tite tête). Et l’autre, ça a été de rire. Je crois vraiment qu’IV a été la toute première à me faire autant rire, que ce soit de l’auto-dérision sur le monde végé, ou du rire sadique en mode « hin-hin-hin, t’as trop raison ». Puis, il y a eu ce jour où elle a inventé le Point carotte … autant vous dire, qu’au-delà du volume sonore ahurissant qu’a atteint mon rire ce jour là, je l’ai aimé d’un amour inconditionnel. Ouais, non mais je sais, ça fait too much. Puis vous allez vous dire « ah ben super, la critique du livre va être méga constructive ». Mais le Point carotte quoi. Paf, dans ton cul. Cette meuf est un génie. Là. Ça, c’est constructif ^^

Alors ça donne quoi ce livre ?

« Non, parce qu’on est un peut venu pour ça et …. » OK, OK ! En avant pour mon petit avis de lecture !

Au vu de ce que vous avez lu plus haut (non, oui, parce que quand même, j’espère que vous avez lu dans l’ordre et en entier, sinon on va pas s’en sortir…), vous allez être très étonnés d’apprendre que lorsque mon cher et tendre m’a brandi mon colis, j’ai poussé moult petits cris. Je l’ai lu dans la foulée, et il lisait par dessus mon épaule en pouffant. Je ferais peut-être un EDIT avec son avis, ne l’ayant pas laissé pouffer derrière moi bien longtemps.

J’ai lu le livre d’une traite. Alors oui, il s’agit de dessins donc pas besoin d’une semaine pour le lire. Mais si je l’ai lu aussi vite, c’est parce que ce livre est vraiment génial (en toute objectivité). On y retrouve tous les thèmes possibles (cause animale, carnisme, famille, antispécisme, industries agro-alimentaires). Les incohérences du discours carnistes sont bien évidemment au RDV et, ah lalala, que n’ai-je toujours ce livre avec moi pour le brandir à chaque fois, pointant sur un dessin qui expliquera mieux que tout mon énervement ! Si les situations sociales évoquées ont un écho énorme pour chaque végéta*ien, je pense (enfin plutôt j’espère) qu’elles interpelleront nos amis omnivores. Oui, je fais dans le clivage-souriant, mais j’ai bon espoir 🙂

Pour résumer, je dirais que ce livre c’est :

  • du rire
  • de l’autodérision
  • des concepts philo expliqués très simplement
  • hyper jouissif parce que réaliste (malheureusement) des conneries que l’on peut entendre si souvent en étant végéta*ien
  • l’expression de la frustration

Et finalement, elle vraiment (très-très) méchante, Insolente Veggie ?

Je ne m’avancerai pas à parler de l’auteure que je ne connais pas, par contre je dirais plus bienfaitrice que méchante. Parce qu’elle dessine tout haut (‘tention les crampes aux bras tout de même) ce que les végés pensent tout bas. Enfin, plus précisément, ce que l’on ne veut pas rabâcher sans cesse parce que, en vrac : la réalité fait mal, se répéter c’est pénible, le troll c’est sympa – mais pas ce soir j’ai la migraine, on a envie de garder un minimum de vie sociale ? Je trouve que cette impression de parler dans le vide et cette solitude face à l’incompréhension de son entourage (proche ou lors de rencontres aléatoires) est bien retranscrite.

Les réactions vont du « ha mais oui, super argument » au « in your faces bitches« , en passant par des bons moment de rigolade : bref lire ce livre est un bonheur de catharsis par le rire que je recommande à tous – peu importe le régime alimentaire – rire et réfléchir n’étant pas réservé à une élite ^^

Si t’en veux plus  : Site d’Insolente Veggie / Liens vers son livre

Alors et vous ? Vous l’avez lu ? Vous en avez envie (ou non) ? N’hésitez pas à laisser votre avis en commentaire !

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Tofu Sauvage

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